28.04.17 // LA GREEN BOX – VICTOR HUGO PAR FLORENT VINTRIGNER

VENDREDI 28 AVRIL // 21H – 22H30 // PRIX LIBRE

Dans son roman, « L’Homme qui rit », Victor Hugo imaginait un théâtre ambulant sous forme de roulotte, tenu par des philosophes saltimbanques, et qui avait la capacité de se fondre dansle décor des villes pour distribuer aux habitants un peu de rêve et de matière à réflexion. Ce théâtre s’appelait La GreenBox ; et s’il existait jusqu’à présent essentiellement dans les pages d’un
livre, Florent Vintrigner, Benoît Laur et Arnaud Viala en ont fait une réalité.

Avec ce projet mêlant des poèmes réalistes de Victor Hugo et une folk animale rappelant des paysages de grands espaces, le trio emprunte un chemin profondément humaniste qui offre une porte d’entrée inédite vers une littérature dense et intemporelle, nécessaire à notre époque. Alternant des chroniques de la vie quotidienne (« Quand nous habitions tous ensemble ») et des textes résonnant puissamment avec notre actualité politique (« Une nuit à Bruxelles », « Le Voile »), le trio nous donne à réentendre une poésie fulgurante qui frappe par ses sonorités d’une grande musicalité. L’alliance avec les influences de songwriters américains devient alors une évidence : sur la scène de La GreenBox, Victor Hugo se révèle comme le
plus anglo-saxon des écrivains français.

Habitué de la chanson de grand chemin qu’il compose et joue depuis plus de quinze ans avec La Rue Kétanou, Florent Vintrigner met ici de côté sa caravane joyeuse et son accordéon pour
arpenter un chemin plus rocailleux et revenir vers ses premiers amours : la folk américaine d’un Bob Dylan ou d’un
Leonard Cohen qui ont su donner, dans les années 60, un cerveau et un rock populaire et traditionnel. Cette volonté d’allier musique et philosophie dans un spectacle ambulant parlant au
plus grand nombre n’est pas nouvelle : à l’aube des années 2000, Florent découvre le Théâtre du Fil et tombe sous le charme de ce lieu ouvert à tous qui fait circuler le théâtre dans des endroits où on ne le voit pas souvent.

Entre quartiers en friche et prisons, il rencontre des artistes engagés socialement et politiquement qui ne cessent de créer des ponts vers des œuvres d’une grande richesse, mais pas toujours faciles d’accès. En parallèle, Allain Leprest le prend sous son aile et lui apprend à affûter sa plume en la frottant à la rugosité du quotidien pour adoucir le réel avec un peu de poésie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *